Typosquatting et extensions voisines : qui d'autre exploite votre nom ?
Un nom de domaine ne vit pas seul. Ses variantes typographiques (lettre en double, tiret, « rn » pour « m ») et ses autres extensions peuvent être libres, détenues par la même marque… ou exploitées par des tiers pour du phishing. Les vérifier fait partie de l'évaluation d'un nom.
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Qu'est-ce que le typosquatting ?
Le typosquatting consiste à enregistrer des noms proches d'un domaine connu (« gooogle.com », « lemonde-fr.com ») pour capter le trafic des fautes de frappe, monétiser des pages de parking ou monter des campagnes de phishing. Plus une marque est convoitée, plus ses variantes sont prises.
Ce que révèle le nombre de variantes enregistrées
Pour un domaine inconnu, quelques variantes enregistrées relèvent du hasard. Pour un nom que vous envisagez d'acheter, de nombreuses variantes déjà prises signalent soit une marque forte (bonne nouvelle pour la notoriété, mauvaise pour le risque juridique), soit un nid de typosquatting autour d'un nom exploité pour l'arnaque. DomaineScore teste les variantes courantes via RDAP et affiche celles qui sont enregistrées, à titre informatif.
Les autres extensions
Le .com est-il libre quand vous achetez le .fr ? Le .net est-il détenu par un concurrent ? La disponibilité multi-extension est affichée dans la fiche : elle aide à protéger une marque (enregistrer les extensions clés) et à estimer la valeur de revente d'un nom (un .fr dont le .com est actif chez un tiers vaut moins).
Se protéger
Enregistrez les variantes les plus évidentes et les extensions principales, activez DMARC pour limiter l'usurpation d'e-mail, et surveillez périodiquement les nouvelles variantes. En cas de cybersquatting avéré, les procédures UDRP (ICANN) ou SYRELI (AFNIC pour les .fr) permettent de récupérer un nom.
Questions fréquentes
Le typosquatting est-il illégal ?
Lorsqu'il vise une marque déposée ou un nom notoire, il constitue un cybersquatting sanctionnable (procédures UDRP, SYRELI, action en contrefaçon). Enregistrer une variante d'un nom sans droit antérieur n'est en revanche pas interdit en soi.
Faut-il acheter toutes les extensions de son nom de domaine ?
Non : les principales suffisent (.com, l'extension nationale, éventuellement .net et .org). L'important est de connaître qui détient les autres et de surveiller les usages abusifs.
Comment vérifier les variantes d'un nom de domaine ?
DomaineScore interroge automatiquement les variantes typographiques courantes et les principales extensions (RDAP) et affiche celles qui sont enregistrées dans la fiche du domaine.